| HISTORIQUE |
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De tout temps l’Homme a cherché à :
Devant l’étendue du territoire chinois (9 596 961 km²), la diversité de ses climats, la variété de ses ethnies donc des coutumes et traditions, les différentes religions et philosophies, on peut affirmer que la MTC s’est constituée et enrichie au cours des siècles grâce à l’échange des connaissances et expériences empiriques, à l’analyse statistique des résultats thérapeutiques, à la recherche scientifique. Période légendaireSelon la légende chinoise, trois empereurs antiques seraient à l’origine des premiers écrits initiateurs de la M.T.C. :
Epoque pré-impériale dite des Trois Dynasties (dynasties XIA, 2207-1766 av. J.C. / SHANG, 1765-1122 av. J.C ./ ZHOU, 1121-722 av. J.C.)Dès le XXIème siècle av. J.C. des connaissances empiriques sur la pathologie et la thérapeutique ont été accumulées dans des sociétés chinoises primitives. Des poinçons de pierre étaient utilisés, ainsi que des aiguilles d’os et de bambou. Des idéogrammes médicaux gravés sur os ou sur carapaces de tortues, datant du XIIIème siècle av. J.C., ont été découverts. Epoque des Printemps et Automnes (722-481 av. J.C.)Naissance au Vème siècle de KONG ZI (CONFUCIUS) et de LAO ZI, auteur présumé du DAO DE JING « Classique de la Voie et de la Vertu », respectivement fondateur du Confucianisme et du Taoïsme, deux modes de pensée qui influenceront la philosophie chinoise et particulièrement sa médecine. ![]() Vers le Vème siècle BIAN QUE rédige deux ouvrages :
Il est considéré, sans certitude, comme l’auteur du NAN JING « Classique des Difficultés », ouvrage de référence qui élucide à travers 81 questions les difficultés du Nei Jing. Epoque des Royaumes Combattants (453-221 av. J.C.)Elaboration des théories fondamentales de l’Energie Vitale, du Yin et du Yang, des Cinq Dynamismes sur lesquelles repose la médecine chinoise. Dès lors, la médecine chinoise acquiert toute sa cohérence interne. Dynastie HAN de l’OUEST (206 av. J.C. – 6 apr. J.C.)C’est probablement au Ier siècle av. J.C., qu’est rédigé le premier traité de Matière Médicale : le SHEN NONG BEN CAO JING « Traité de Matière Médicale de Shen Nong ». Il recense 365 substances, réparties en trois catégories :
Au IIème siècle av. J.C., CHUN YU YI, propose une analyse statistique des résultats thérapeutiques et établit des méthodes de recherches scientifiques en médecine chinoise. Dynastie HAN de l’EST (25-220)![]() ZHANG ZHONG JING (150-219), pharmacologue, rédige le SHANG HAN ZA BING LUN « Traité des Coups de Froid et Autres Maladies ». ![]() HUA TO (110-208), médecin et chirurgien, s'interesse particulièrement aux plantes anesthésiantes notamment au chanvre indien. Il réalise une série d'exercices à but thérapeutique inspirés d'attitudes de cinq animaux : tigre, cerf, ours, oiseau et singe.
Dynasties des TROIS ROYAUMES (220-265), JIN (265-316), JIN POSTERIEUR au Sud (317-420), SEIZE ROYAUMES (304-439) au Nord, du NORD et du SUD (420-589)![]() WANG SHU HE (210-285), rédige le MAI JING « Traité des Pouls ». Ce traité reprend les informations des ouvrages antérieurs de BIAN QUE, HUA TUO, SHUN YU YI et du NAN JING. Au VIème siècle il fut introduit en Corée et au Japon. Au XIème siècle, en Arabie, en Inde, puis traduit en Turc en 1313.
GE HONG (281-341), rédige deux traités :
Il apporte également des méthodes de prévention et de longévité, fondées sur le Dao Yin (ensemble de techniques physiques et énergétiques associées à la respiration) la diététique et la pharmacopée. On lui doit la description de la variole, la tuberculose, la peste, l’hépatite virale, la lymphangite aiguë et des découvertes dans le domaine de la diététique. TAO HONG JING (452-536), médecin taoïste, contribue efficacement au développement de la pharmacopée en rédigeant le SHEN NONG BEN CAO JING JI ZHU « Commentaires sur la Matière Médicale de SHEN NONG », sept volumes qui décrivent 365 produits. Vers l’an 500, LEI XIAO, pharmacologue, rédige le LEI GONG PAO ZHI LUN « Traité de LEI sur la préparation des ingrédients de la pharmacopée ». Dynasties SUI (589-618) et TANG (618-907)![]() CHAO YUAN FANG (550-630), médecin de l’empereur YANG DI rédige le premier traité d’étiologie et de symptomatologie, le ZHU BING YUAN HOU ZONG LUN « Traité Général sur l’Etiologie et la Symptomatologie des Maladies », étude détaillée de 1 270 cas. En 624, les études de médecine chinoise sont sanctionnées par des examens d’état. En 659, le premier codex pharmaceutique, le TANG BEN CAO « Matière Médicale des TANG » ou XIN XIU BEN CAO « Nouvelle Matière Médicale » , est rédigé par SU JING ou SU GONG avec l’aide de médecins et d’érudits, sur ordre impérial. L’ophtalmologie, la pédiatrie, l’obstétrique, la chirurgie font l’objet de nouvelles études. YANG SHANG SHAN qui rédige le HUANG DI NEI JING TAI SU « Questions Fondamentales du Traité Interne de l’Empereur Jaune » et WANG BING proposent de nouveaux commentaires du NEI JING SU WEN qui servent encore de références aujourd’hui. SUN SI MIAO (581-682), le plus célèbre médecin sous les TANG , rédige le QIAN JIN YAO FANG « Prescriptions valant mille onces d’or » et le QIAN JIN YI FANG « Complément aux prescriptions valant mille onces d’or », ouvrages consacrés au diagnostic ainsi qu’aux diverses techniques de traitement, y compris aux pratiques spirituelles.
WANG BING produit d’importants commentaires du NEI JING SU WEN durant cette dynastie. Sous les TANG , la pharmacopée chinoise s’enrichit de nombreuses substances grâce aux échanges avec l’Inde, la Perse et Byzance. Au IXème siècle, ZAN YIN écrit le JING XIAO CHAN BAO « Expériences Précieuses sur la gynécologie et l’Obstétrique ». Dynastie SONG du NORD (960-1127)A partir de cette dynastie de nombreuses matières médicales voient le jour, la pensée scientifique et l’organisation de la médecine se développent. L’utilisation de la distillation permet la production de nouvelles substances thérapeutiques. La dissection favorise le progrès dans les domaines de l’anatomie et de la physiologie. YAO WEI, Général, élabore une série de douze exercices pour assurer une bonne santé à ses hommes. A ce jour, huit ont survécu et se nomment : BA JUAN JIN « Les Huit Pièces de Brocard ». En 1014, WANG TANG, Premier Ministre sous les SONG, introduit la « variolisation » (inoculation par scarification de la sérosité des pustules à des sujets sains afin de les prémunir contre une variole naturelle virulente). Cette méthode se propage le long de la route de la soie et arrive à Constantinople. La femme de l’ambassadeur d’Angleterre rapporte cette technique dans son pays. Elle gagne l’Europe continentale et est utilisée de manière empirique. En 1750 la variolisation est pratiquée à Paris et plus tard dans toute l’Europe. La localisation des Méridiens et des Points d’Acupuncture se standardise. WANG WEI YI (env. 987-1067) publie des planches illustrées et fait réaliser des « hommes de bronze » (tong ren) de dimensions réelles sur lesquels les points d’acupuncture sont localisés et puncturés. Lors d’examens, ces statues sont alors recouvertes de cire et les points remplis d’eau. La puncture s’avère précise lorsque l’eau s’écoule lors du retrait de l’aiguille. En 1108, TANG SHEN WEI refuse un poste officiel pour se consacrer à l’étude de la médecine et rédiger le JING SHI ZHENG LEI BEI JI BEN CAO « Matière Médicale Classique et Ordonnée pour le Traitement des Urgences ». L’empereur change le nom de cet ouvrage et l’intitule DA GUAN BEN CAO « Matière Médicale éminemment remarquable ». Sous cette dynastie, QIAN YI (1035-1117) écrit le premier traité de pédiatrie. Dynasties JIN au nord (1115-1234), SONG au sud (1127-1279), YUAN (1277-1367)A la suite de différentes interprétations du NEI JING, quatre courants médicaux voient le jour :
Ces quatre écoles auront une influence considérable sur le développement de la médecine chinoise. WANG HAO GU, rédige en 1289 le TANG YE BEN CAO « Matière Médicale des Décoctions », description de 238 ingrédients et théorie de la pharmacopée. Dynastie MING (1368-1644) et QING (1644-1911)Le PU JI FANG « Formules efficaces à soulagement universel » recueil de 61739 formules est achevé par un collectif. LI SHI ZHEN, (1518-1593) rédige durant 30 ans le BEN CAO GANG MU « Compendium de la Matière Médicale » qui décrit 1892 ingrédients, contient 1000 illustrations et présente plus de 10 000 formules (œuvre de référence encore aujourd’hui). Durant la dynastie des Ming, ZHAO XIAN KE développe la théorie du Ming Men qui préconise de tonifier le Yang des Reins. En 1601, YANG JI ZHOU (1522-1620) produit la plus importante synthèse sur l’acupuncture, le ZHEN JIU DA CHENG « Grande Compilation sur l’Acupuncture et la Moxibustion ». ZHANG JIE BIN, (1563-1640) commente le NEI JING dans le LEI JING et rédige le JING YUE QUAN SHU « Œuvre intégrale de Jing Yue », ouvrage de synthèse sur la médecine chinoise. Il enrichit la médecine chinoise dans les domaines de la médecine interne, le diagnostic, la gynécologie, la pédiatrie et la chirurgie. A la fin des MING, et durant la dynastie des QING se développe l’ « Ecole des Maladies de la Chaleur » (Wen Bing Xue Pai) qui considère que la chaleur pénètre dans l’organisme à travers Quatre Couches (Si Fen) et l’Humidité-Chaleur à travers les Trois Foyers (San Jiao). Les principaux praticiens qui ont développé cette théorie sont :
En 1694, Wang Ang rédige le BEN CAO BEI YAO, une synthèse de la matière médicale dans laquelle 470 substances sont exposées. WANG QING REN, (1768-1831) rédige le YI LIN GAI CUO « Corrections des Erreurs Médicales » et développe une nouvelle théorie sur les Amas de Sang (Yu Xue). A partir du XVIème siècle, des informations sur la médecine chinoise arrivent en Europe, par l’intermédiaire de missionnaires Jésuites. Au XIXème siècle, des médecins occidentaux commencent à pratiquer l’acupuncture. A la fin de ce siècle, c’est grâce aux diplomates que cette discipline est importée. GEORGES SOULIE DE MORANT, après avoir été Consul de France en Chine, introduit cette technique en France. De 1911 à nos joursLa révolution de 1911 marque la fin de la dynastie QING. En 1929, les chinois formés à la médecine occidentale demandent l’interdiction de la médecine traditionnelle chinoise. Le 17 mars 1929 à Shanghai, à la suite de manifestations et d’une pétition adressée au gouvernement, elle est réhabilitée. Cependant, des conflits opposant ces deux systèmes médicaux perdurent durant des décennies. Dans les années 1950, l’enseignement de la médecine chinoise est divulgué par des instituts privés qui sont ensuite nationalisés. Depuis la fin des années 1970, dans chaque province, les études de médecine occidentale et de médecine chinoise font l’objet de cycles parallèles de durée identique, sanctionnés par des diplômes d’Etat. Le ZHONG YAO DA CI DIAN « Grand dictionnaire des drogues chinoises » est terminé en 1977, il recense 5767 drogues simples :
En 1993, plus de 8000 substances sont répertoriées. De nos jours la médecine traditionnelle chinoise est pratiquée en milieu hospitalier avec des services spécialisés. La recherche scientifique permet d’expérimenter et de valider les traitements. |
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| Dernière mise à jour : ( 10-04-2009 ) | ||||